Le Temps
Paris a vécu une semaine de très forte chaleur, incitant les habitants à piquer une tête dans la Seine. La pratique, hautement réglementée dans la capitale, a provoqué arrestations et indignations. La Suisse a de son côté des décennies de politique publique en faveur de la nage en eau libre Deux fleuves, deux ambiances, en ces premières chaleurs étouffantes de l’année. A Paris, le canal Saint-Martin et les bords de Seine ont été pris d’assaut par des Parisiens en quête d’un peu de fraîcheur pour pallier des températures qui ont frôlé les 35 degrés en début de semaine. Les images de jeunes qui sautent de pont dans le dixième arrondissement ont fait le tour des réseaux sociaux, dans une ville qui découvre les joies de la baignade urbaine depuis les Jeux olympiques 2024 et l’assainissement de ses cours d’eau. Une joie vite réfrénée par la police. Piquer une tête dans les eaux troubles de la capitale n’est autorisé qu’en des points précis et aménagés, et la saison n’a pas encore commencé. Pour le canal Saint-Martin, il faut prendre son mal en patience. L’année dernière, deux endroits étaient ouverts au public, du premier week-end de juillet seulement, à septembre, les mercredis de 12h à 15h30 et les dimanches de 13h à 17h. A Genève, c’est business as usual du côté de la Jonction. Les baigneurs s’entassent sur les pontons de bois ou le long du Sentier des Saules, jusqu’à la Pointe et sa buvette. D’autres se mettent à l’eau sur un paddle ou dans un radeau gonflable pour se laisser doucement emporter par le Rhône jusqu’au Lignon ou Peney pour les plus patients. Quelques jeunes enjambent même la barrière du Pont Sous-Terre pour s’élancer dans les eaux turquoise, malgré un panneau interdisant de plonger. Un rituel bien huilé dans un lieu emblématique, qui accueille touristes et Genevois dès que la température du fleuve s’adoucit – certains s’y baignent toutefois toute l’année. Voir plus
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