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Ghana : John Dramani Mahama face à la promulgation de la loi contre l’homosexualité | Collector
Ghana : John Dramani Mahama face à la promulgation de la loi contre l’homosexualité
Fraternité Matin

Ghana : John Dramani Mahama face à la promulgation de la loi contre l’homosexualité

Au Ghana, le Parlement a adopté le 29 mai 2026, une loi anti-LGBT+ parmi les plus dures d'Afrique, qui attend d’être promulguée par le Président John Dramani Mahama. Le texte prévoit des peines allant jusqu’à 3 ans d’emprisonnement pour les personnes ayant des relations homosexuelles, et des peines de 3 à 5 ans de prison pour la « promotion, le parrainage ou le soutien intentionnel d’activités LGBT+ ».La présente loi reprend l’essentiel du texte précédent approuvé par les parlementaires en février 2024 et qui était devenu caduc, puisque l’ancien président Nana Akufo-Addo ne l’avait pas signé avant la fin de son mandat. D’aucuns pensent que les pressions internationales en général et occidentales en particulier l’en auraient dissuadé.Dans un contexte de crise économique post-Covid, le ministre ghanéen des Finances d’alors, Ken Ofori-Atta, avait officiellement recommandé au Président de ne pas promulguer la loi, évoquant notamment la perte de milliards de dollars de financements du Groupe de la Banque mondiale et le blocage des programmes économiques d’environ trois milliards de dollars avec le Fonds monétaire international (Fmi).Face aux pressions des bailleurs de fonds internationaux d’une part et de l’engouement populaire en faveur de la loi, l’ancien Chef de l’État avais essayé de gagné du temps. Il a choisi de choisi de temporiser, en déclarant en mars 2024 qu'il n'apposerait pas sa signature sur la loi jusqu'à ce que la Cour suprême se prononce sur sa constitutionnalité. L’Agence France presse (Afp) s’en faut écho sur sa page X (anciennement Twitter )et les commentaires abondent. Internautes homophobes et homophiles s’affrontent sur la toile.Pablo (@pablosd03) est très remonté contre le législateur ghanéen pour avoir adopté le texte. « Les gens meurent de faim, de maladies disparues d’Occident depuis des siècles, mais ces abrutis votent des lois contre les gens qui s’aiment... », assène-t-il. Commentant son coup de gueule, Bouliric (@Aymeric80000) se veut plus didactique et mesuré. « Votre commentaire est d’une naïveté que ça vous rendrez sympathique sans vous connaître. Vous n’avez sûrement jamais côtoyer d’africains pour ne pas comprendre. Et l’ironie c’est que ces lois sont prises en Afrique car des personnes comme vous pensez faire la promotion de l’amour », écrit-il. Nat (@Nat7531) est de cet avis. Il écrit : « La propagande Lgbt manipule les enfants pour détruire la notion de famille. C’est un danger et ça n’a rien à voir avec l’amour ».Cette dernière réaction reflète la position de la quasi-totalité de la population Ghanéenne en général et des leaders et communautés religieuses. Ce, même si des personnalités comme le cardinal Peter Turkson, ont plaidé pour une approche pastorale axée sur la réintégration et l'accompagnement, plutôt que sur la criminalisation pure et l'emprisonnement.

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