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«Il serait très difficile de faire fonctionner un hôpital sans nous»: à Morges, le personnel étranger est une question de survie | Collector
«Il serait très difficile de faire fonctionner un hôpital sans nous»: à Morges, le personnel étranger est une question de survie
Le Temps

«Il serait très difficile de faire fonctionner un hôpital sans nous»: à Morges, le personnel étranger est une question de survie

C’est un secteur parmi les plus touchés par l’initiative «Pas de Suisse à 10 millions!». Mardi, le président de la FMH, Philippe Eggimann tirait la sonnette d’alarme dans «Le Temps»: freinons la migration et «notre système de santé s’effondre». Immersion dans l’Hôpital de Morges où la présence des étrangers, des cuisiniers aux médecins, se vit au quotidien comme une évidence Une colonne vertébrale par-ci, un fémur par-là, des intestins, ou ce qui y ressemble. Derrière cette porte interdite au public, les lumières ont disparu pour révéler avec précision les images qui apparaissent sur des écrans doubles. Dans l’ambiance feutrée et studieuse du Service de radiologie, les termes techniques dictés par des spécialistes de l’imagerie s’entrechoquent en une cadence sèche et continue, presque hypnotique, rappelant les pulsations d’une musique techno. La Suisse à 10 millions et le frein à l’immigration? Deux hommes en blouse blanche bondissent de leurs chaises et se mettent à rire. «Moi, je suis de partout, Egyptien, Syrien et Algérien, lui est Tunisien, un autre de nos collègues est Italien. C’est normal dans nos métiers, explique Osama Nadjar, médecin chef en radiologie. Plus aucun médecin de l’hôpital ne diagnostique sans imagerie aujourd’hui, les besoins sont donc immenses et la Suisse ne forme tout simplement pas assez. Aujourd’hui, il serait très difficile de faire fonctionner un hôpital sans nous.» Voir plus

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