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Dominique, Stanislas et Yvan Arpa: une tribu chez les horlogers | Collector
Dominique, Stanislas et Yvan Arpa: une tribu chez les horlogers
Le Temps

Dominique, Stanislas et Yvan Arpa: une tribu chez les horlogers

Tout a commencé quand le père, Yvan Arpa, a laissé déborder son attitude rock dans un secteur horloger trop sage pour lui. Aujourd’hui, il fait des montres en famille et leur marque, ArtyA, a gagné sa place parmi les meilleurs créateurs indépendants de Genève Yvan Arpa a lacéré des boîtiers à l’arc électrique. Il a poli des crottes de dinosaures et versé son sang sur des cadrans garnis de balles en argent frottées à l’ail une nuit de pleine lune. Son modèle «Roulette russe» décoré d’un authentique culot de cartouche a fait un carton. Comme dans une bibliothèque apostolique, ses collections avaient leur enfer. Au fronton de sa marque ArtyA, il a gravé le «a» d’«anarchie». L’homme est combatif et franc comme le code d’honneur du karatéka ceinture noire septième dan qu’il est. Il a fait de l’horlogerie son tatami. Il lui doit ses victoires et ses coups durs. Dans les pires moments, la montre a été son exutoire et l’amour de la mécanique fine son paratonnerre: «De la rigueur derrière l’attitude rock!» Mais sous son cuir épais, un seul mot fait battre son cœur: «La famille… C’est tout, la famille!» Heureusement, il est très bien entouré et depuis quelque temps il n’a même plus besoin d’être au centre du tableau. En ce beau mois de mai, c’est donc un Yvan Arpa souriant et serein qui ouvre la porte de l’ancienne banque Raiffeisen du village genevois de Meinier, siège d’ArtyA, «là d’où partent les idées» – les montres sont réalisées par des partenaires externes. Il est épaulé de son clan de collaborateurs, et de sa «tribu»: son épouse, Dominique, et leur fils aîné, Stanislas. Les deux autres enfants ne sont pas là, mais ils ne sont pas loin: Jérémie, designer, s’occupe de la création depuis Berlin; Elodie, cinéaste, tourne sous d’autres latitudes. Voir plus

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