Mediacongo
Cinquante millions d'Éthiopiens sont appelés à élire leurs députés et leurs cadres régionaux ce lundi. La majorité élue choisira ensuite le Premier ministre, la plus haute fonction exécutive du pays. Le poste est occupé depuis huit ans par Abiy Ahmed, lui-même candidat à sa succession. Mais les opposants dénoncent un scrutin qui n'est pas équitable. Pendant la campagne, Abiy Ahmed a défendu son bilan. Comme les méga-projets qu'il revendique : la finalisation du Grand barrage de la Renaissance sur le Nil, la modernisation de la capitale Addis-Abeba, ou encore les grands complexes touristiques luxueux qui fleurissent un peu partout. Une « jolie vitrine » qui camoufle mal la fragmentation du territoire et un bilan humain « désastreux », selon l'opposition. Plus de 11 000 candidats de 47 partis sont en lice. Le parti modéré Ezema, et la coalition pour l'Unité de l'Éthiopie, plus radicale, sont les principaux concurrents au Parti de la prospérité au pouvoir. Ils dénoncent le manque de démocratie et la pauvreté, provoquée par une forte inflation depuis plusieurs années. Mais aussi l'insécurité qui règne dans une grande partie du territoire. Le gouvernement d'Abiy
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