Le Temps
Les effets collatéraux du sommet du G7 à Evian sont nombreux et parfois surprenants. Ils rappellent l’interdépendance entre l’Arc lémanique et la France voisine. Le canton a ouvert une ligne verte lundi pour répondre aux questions, visiblement nombreuses Il y a Julia, qui habite Gaillard et qui doit accoucher à Genève dans une vingtaine de jours. Cette frontalière se demande si elle pourra traverser la frontière rapidement si le bébé décidait de pointer le bout de son nez pendant le G7. «Je suis de nature plutôt positive, dit-elle, mais mon voisin, un électricien qui travaille aussi à Genève, m’a averti que ça risquait d’être un joyeux bazar.» Il y a Emilie* aussi. Cette étudiante en droit à l’Unige a vu ses examens de l’Ecole d’avocature reportés d’une semaine en raison du sommet à Evian. Il y a Patricia Bidaux encore. La présidente d’AgriGenève réfléchit à la façon de rendre l’abri PC de Plan-les-Ouates aussi vivable que possible, sachant qu’il pourrait loger des travailleurs agricoles le temps du sommet pour leur éviter des heures d’attente à la frontière à l’aube. Jeudi dernier au Grand Conseil, la conseillère d’Etat chargée de la Sécurité, la socialiste Carole-Anne Kast, insistait: «La manifestation n’est pas l’alpha et l’oméga des défis sécuritaires liés à ce sommet pour le canton.» De fait, les perturbations liées au G7 d’Evian perdureront la semaine suivant le week-end de contestations des 13 et 14 juin. Frontières saturées, télétravail recommandé, activités en centre-ville suspendues: Genève vivra quelques jours au ralenti. «Un peu comme pendant le covid, mais en raccourci», répète-t-on dans les administrations du canton. Voir plus
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