Le Temps
Le surveillant de l’espace aérien suisse compose avec un trafic jamais vu mais envisage de couper lourdement dans son effectif. Les explications se trouvent à la fois à Bruxelles et dans ses rangs Skyguide est entré dans une zone de turbulences surprenante. Le 5 mars, l’entreprise de navigation aérienne, propriété de la Confédération, a en effet publié des résultats historiques pour son exercice 2025. Jamais la société n’avait géré autant de vols que l’an dernier (1,34 million) et jamais elle n’avait publié un bénéfice net aussi important (55,2 millions de francs). Les pertes financières dues à la pandémie semblaient lointaines. Deux mois plus tard, c’est pourtant la crise. La société a fait part en mai de son intention de supprimer jusqu’à 220 postes de travail d’ici à la fin 2027. Soit près de 15% des 1547 équivalents plein-temps. Une semaine plus tard, la NZZ indiquait que Skyguide se dirigeait vers un déficit financier et n’excluait pas de fusionner ses deux principaux centres de contrôle. Le groupe scrute de longue date l’espace aérien depuis Dübendorf (ZH) et Genève, où il siège. Voir plus
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