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En vidéo – G8 2003: quand les failles de la sécurité créent le chaos à Genève
Le Temps

En vidéo – G8 2003: quand les failles de la sécurité créent le chaos à Genève

En juin 2003, Genève et Lausanne deviennent l’épicentre de la contestation contre le G8 d’Evian. Pendant quatre jours, manifestations massives, casseurs, tensions policières et décisions contestées plongent la Suisse romande dans le chaos. Retour sur ces journées folles avec les archives de la RTS A l’approche du G7 d’Evian, la région lémanique se prépare à une forte mobilisation. Une grande manifestation qui devrait réunir 50 000 personnes est prévue à Genève le 14 juin, en marge du sommet. Pour beaucoup, cet événement ravive le souvenir d’un précédent marquant: le G8 d’Evian de 2003, qui avait plongé Genève et Lausanne dans plusieurs jours de tensions. Lire également: Pris entre deux feux, le Conseil d’Etat genevois autorise (avec un gros bémol) la manifestation de No-G7 Le contexte de l’époque est particulièrement explosif. Le monde est encore marqué par les attentats du 11 septembre 2001 et par l’invasion américaine de l’Irak en 2003. Le mouvement altermondialiste est alors à son apogée et mobilise largement contre la mondialisation économique, les inégalités et le pouvoir des grandes puissances. En Suisse romande, le climat est déjà tendu après plusieurs manifestations contre l’OMC et un tir policier à l’encontre d’une manifestante. Les autorités françaises et suisses mettent en place un important dispositif de sécurité, principalement conçu pour répondre à la menace terroriste. Quatre jours de chaos Lire aussi: Manifestation à Genève: le Conseil d’Etat et la coalition No-G7 sont (presque) prêts à fumer le calumet de la paix Du 31 mai au 3 juin 2003, Genève et Lausanne deviennent les principaux points de ralliement des opposants au G8. Alors que des dizaines de milliers de personnes manifestent pacifiquement, des groupes de casseurs provoquent d’importants dégâts dans plusieurs quartiers genevois. Les autorités sont accusées tantôt d’avoir été trop passives, tantôt d’avoir réagi de manière disproportionnée. A Lausanne, l’affaire du pont d’Aubonne choque l’opinion après la chute d’un militant suspendu à une corde. A Genève, le blocage de centaines de manifestants sur le pont du Mont-Blanc puis la stratégie de tolérance zéro du 3 juin alimentent les critiques contre les autorités politiques et policières.

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