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Incendie des Tattes: le Tribunal fédéral confirme la peine pour le coordinateur incendie
Le Temps

Incendie des Tattes: le Tribunal fédéral confirme la peine pour le coordinateur incendie

Les juges de Mon Repos ont confirmé la peine pécuniaire avec sursis de 210 jours-amende pour homicide par négligence et lésions corporelles par négligence, qui avait été infligée au coordinateur incendie suite au drame du Foyer des Tattes, en 2014 à Vernier L'ancien coordinateur incendie de l'Hospice général ainsi que deux agents de sécurité du foyer pour requérants d'asile des Tattes, à Vernier, dans le canton de Genève, ont vu leur peine confirmée par le Tribunal fédéral. Un incendie avait éclaté dans le foyer en 2014, causant la mort d'un résident. Dans un arrêt publié mercredi dernier, les juges de Mon Repos ont confirmé la peine pécuniaire avec sursis de 210 jours-amende pour homicide par négligence et lésions corporelles par négligence, qui avait été infligée au coordinateur incendie par le Tribunal cantonal genevois. Quant aux agents de sécurité, ils avaient été reconnus coupables des mêmes infractions et condamnés respectivement à 240 jours-amende et 180 jours-amende, ce qui a également été confirmé par le Tribunal fédéral dans un arrêt de 75 pages. Le coordinateur s'est vu reprocher de n'avoir pas suffisamment informé les résidents du foyer du comportement à adopter si un incendie éclatait, notamment d'éviter de sortir par des escaliers enfumés ou de sauter par la fenêtre. Vouloir éteindre le feu au lieu d'évacuer Quant aux agents de sécurité, ils ont violé à leur obligation de procéder en priorité à l'évacuation. En outre, en tentant d'éteindre l'incendie, ils ont contribué à le propager. L'un des agents a ainsi accédé à la chambre d'où était parti le feu en forçant la porte, causant la propagation de la fumée dans le bâtiment. Avec son collègue, ils ont également oublié de fermer une porte coupe-feu, plongeant la cage d'escalier dans un nuage toxique. Lire enfin: A Genève, l’affaire de l’incendie mortel des Tattes compte un coupable de plus en appel L'incendie a été causé par la négligence d'un résident, qui avait été condamné à 15 mois de prison avec sursis. Le feu avait été déclenché dans la chambre de ce résident par une plaque de cuisson ou par des mégots mal éteints dans une poubelle. Deux résidents ont été asphyxiés, dont un est mort. Plusieurs autres migrants, logeant dans les étages, paniqués à l'idée de ne pas pouvoir sortir du bâtiment, se sont jetés par les fenêtres, se blessant grièvement pour certains. Une quarantaine de personnes ont été blessées. Le foyer des Tattes est géré par l'Hospice général. Le bâtiment où l'incendie a fait rage accueillait au moment des faits 150 personnes, des requérants d'asile déboutés ou ayant fait l'objet d'une non-entrée en matière (NEM). Ils étaient sous le régime d'une sécurité renforcée, avec la présence d'agents de sécurité.

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