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GUEDIAWAYE : Elle lui fait miroiter le mariage pendant quatre ans et lui soutire 5 millions de FCfa
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GUEDIAWAYE : Elle lui fait miroiter le mariage pendant quatre ans et lui soutire 5 millions de FCfa

Pendant près de quatre ans, M. Camara a vécu ce qu’il croyait être une véritable histoire d’amour. Convaincu d’avoir rencontré la femme de sa vie, ce commerçant s’est investi corps et âme dans une relation qui devait aboutir au mariage. Mais derrière les promesses d’un avenir commun se cachait, selon la justice, une vaste entreprise de manipulation qui lui a coûté près de 5 millions de francs CFA. D’après les faits rapportés par L’Observateur, l’affaire a été examinée le jeudi 4 juin 2026 devant le Tribunal des flagrants délits de Pikine-Guédiawaye. À la barre comparaissait N.K. Dramé, 23 ans, poursuivie pour escroquerie au mariage. L’histoire remonte à 2021. Par l’intermédiaire d’un ami coiffeur, M. Camara obtient le numéro de la jeune femme, présentée comme pieuse, sérieuse et attachée aux valeurs religieuses. Après plusieurs échanges téléphoniques, le commerçant est séduit. Tout semble indiquer qu’il a trouvé l’épouse idéale. Selon ses déclarations, la jeune femme lui aurait même mis en relation avec ses parents, lesquels l’encourageaient à accélérer les démarches en vue du mariage. Mais rapidement, les premières demandes d’argent apparaissent. N.K. Dramé affirme qu’un cousin souhaite également l’épouser et met son prétendant en contact avec un marabout surnommé « Def Guiss », chargé de réaliser des sacrifices destinés à protéger leur future union. M. Camara débourse alors 80 000 FCFA. La situation prend ensuite une autre dimension lorsqu’une femme présentée comme sa future belle-mère lui réclame 1,8 million de FCFA pour la dot. Persuadé que le mariage est imminent, il verse la somme sans même que les démarches coutumières entre les deux familles n’aient commencé. Alors que l’union semble proche, un nouveau rebondissement survient. La supposée belle-mère annonce que sa fille aurait été violée par son rival. Inquiet, M. Camara se rend à l’hôpital où il découvre une vérité bouleversante : la jeune femme serait déjà mariée et enceinte. Profondément déçu, il décide de rompre tout contact. Mais quelques mois plus tard, après son accouchement, N.K. Dramé reprend contact avec lui. Elle affirme avoir été mariée contre son gré et assure vouloir toujours l’épouser. Pour l’aider à rembourser la dot de son précédent mariage et préparer leur union, M. Camara lui remet successivement 500 000 FCFA puis un million de FCFA. Selon le commerçant, la relation devient plus intime et la jeune femme lui annonce même être enceinte de lui. Dès lors, les demandes financières se multiplient : 300 000 FCFA pour des soins médicaux après une prétendue tentative d’avortement, 350 000 FCFA pour régler une supposée arrestation, puis 200 000 FCFA pour finaliser un mariage qui ne verra jamais le jour. Le point de rupture intervient lorsque la mère de la prévenue annonce le décès de la tante paternelle de sa fille. En vérifiant l’information auprès d’une sœur de N.K. Dramé, M. Camara découvre que cette tante était décédée depuis plusieurs années. Cette révélation achève de le convaincre qu’il a été victime d’une escroquerie soigneusement organisée. Devant le tribunal, la prévenue a reconnu avoir reçu de l’argent mais a contesté le montant avancé par la partie civile. Elle affirme n’avoir perçu qu’entre 1 et 1,6 million de FCFA destinés, selon elle, aux préparatifs du mariage. Le commerçant, lui, est resté catégorique. Il soutient avoir remis près de 5 millions de FCFA au total. Il a également révélé un élément troublant : malgré quatre années d’échanges et de promesses, il n’a jamais rencontré physiquement les parents de la jeune femme. Lors du procès, le Procureur a dénoncé l’attitude de la prévenue qu’il a jugée désinvolte et avait requis une peine d’un an de prison ferme. La défense, pour sa part, a plaidé la relaxe, estimant qu’il s’agissait davantage d’une relation sentimentale complexe que d’une véritable escroquerie. Le tribunal n’a toutefois pas partagé cette analyse. Après délibéré, N.K. Dramé a été reconnue coupable d’escroquerie. Elle a été condamnée à deux ans de prison ferme, une peine plus lourde que celle requise par le parquet. Elle devra également verser à M. Camara la somme de 5 millions de FCFA en réparation du préjudice subi. www.dakaractu.com

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