Le Temps
Directeur de la grande maison lausannoise, Vincent Baudriller a présenté lundi le programme d’une première partie de saison aussi exigeante que poétiquement engagée Aux aguets, pour que le souffle passe encore. Le Théâtre de Vidy à Lausanne n’ignore rien de l’asphyxiante mêlée de l’actualité. Depuis que Vincent Baudriller en a pris la direction en 2013, il privilégie des artistes qui tentent d’ébranler les cerveaux, les cœurs, de conjurer par leurs mots, leurs musiques, leurs danses, la dépression qui menace. Faire le pari de la lumière. C’est ce que promettent la comédienne Jeanne Balibar, l’écrivain et ambassadeur de la Palestine auprès de l’Unesco Elias Sanbar ainsi que sa fille Mayya, l’acteur et metteur en scène Simon McBurney, le trio italien magnifique de la Socìetas Raffaello Sanzio – Romeo Castellucci, sa sœur Claudia et Chiara Guidi. Les conférences de presse de Vincent Baudriller s’apparentent à des récits de voyage. Celle de lundi était comme toutes les autres, longue, mais jamais bavarde. Il a pris le temps de portraiturer chaque artiste rencontré au cours de son odyssée dans le futur – tous ces spectacles qui n’existent pas encore quand lui, Caroline Barneaud, directrice des projets artistiques et internationaux, et leur équipe les programment. En l’écoutant, on s’est mis à les rêver. Voir plus
Go to News Site