Le Temps
Dans un livre magnifique, des historiens genevois retracent le destin exemplaire d’une nécropole miniature destinée à l’origine aux victimes de la peste avant de s’ériger, quelques siècles plus tard, en panthéon Dans les beaux quartiers de l’éternité, Jean Calvin n’aurait jamais imaginé habiter si près d’une fille de joie, Grisélidis Réal, cette inspirée, prostituée et écrivaine qui a célébré Eros en lettres musquées, dans des livres et dans l’alcôve. Ils se fréquentent pourtant au cimetière dit «des rois», dans le quartier de Plainpalais à Genève. Ils sont en bonne compagnie, avec l’Argentin Jorge Luis Borges, dont chaque fiction est un rêve de bibliothèque, ou avec Noëlla Rouget, cette courageuse qui a lutté contre les nazis, avant d’être arrêtée en 1943 à Angers et déportée en 1944 au camp de Ravensbrück. Après la guerre, elle épousera le Genevois André Rouget. L'ancienne entrée du cimetière de Plainpalais, à l'époque où il se rationalise avec son allée de platanes et ses tombes désormais répertoriées dans un registre. — © Kubli ©BGE Voir plus
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