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Bientôt le Pavillon Simone Weil n’existera plus que dans la mémoire de celles et ceux qui l’ont bâti | Collector
Bientôt le Pavillon Simone Weil n’existera plus que dans la mémoire de celles et ceux qui l’ont bâti
Le Temps

Bientôt le Pavillon Simone Weil n’existera plus que dans la mémoire de celles et ceux qui l’ont bâti

Fin avril, le monument à l’autrice de «La Pesanteur et la Grâce» construit par Thomas Hirschhorn et une cinquantaine de coopérants a bien failli fermer. Mais l’expérience a continué, a trouvé un rythme, une énergie, un sens. Reportage aux Acacias à la veille de sa fermeture, le 12 juin De partout, elle nous regarde, lunettes rondes, coupe au carré. Elle est là, stylisée, reproduite en photocopies, au pochoir, en peinture, au crayon, en pin’s, en affiches, multipliée par deux, par trois, par cent: Simone Weil (1909-1943), philosophe, résistante, ouvrière, syndicaliste, vie incandescente et tragique de 34 ans seulement, des écrits, fulgurants, presque tous posthumes. Ses mots sont partout: pesanteur, grâce, enracinement, attention, âme, droits, obligations, tout un vocabulaire circule de banderoles en cartons, de bouche à oreille… «Simone veille» promet une inscription, «Simone revient!», lance une autre. Au Pavillon Sicli, devenu depuis le 31 mars, le Pavillon Simone Weil – une «sculpture» vivante à la mémoire de la philosophe, construite par l’artiste Thomas Hirschhorn aidé d’une cinquantaine de «coopérantes» et «coopérants» – chacune, chacun semble avoir trouvé, au fil des semaines, sa façon de lui rendre hommage. Voir plus

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