Le Temps
L’association des campings valaisans demande à l’Etat de reconsidérer la fermeture imposée de six sites menacés par des crues, des chutes de pierres ou des laves torrentielles. Pour le canton, la sécurité des utilisateurs l’emporte sur les considérations économiques Pour Raymond Moret, «c’est un coup de massue». Son épouse, Nicole, ajoute: «Nous nous attendions à devoir faire des travaux, mais pas à fermer.» Le couple exploite depuis trente-trois ans le camping de Van d’En Haut, à Salvan. Ce dernier fait partie des 13 établissements valaisans menacés par les dangers naturels et frappés d’une décision de fermeture immédiate depuis la mi-mars. Une partie du site a déjà été condamnée en 2020, à la suite d’une lave torrentielle qui n’a pas fait de dégâts. Nicole insiste: «Nous n’avons jamais vu de chutes de pierres et nous n’avons jamais eu de problèmes.» Désormais, les collaborateurs de la commune leur cherchent un autre emplacement dans la région, où se trouve un parc naturel régional. Ce lundi à Saillon, face à des journalistes et à des exploitants venus témoigner leur solidarité, le président de l’association des campings valaisans a demandé le retrait immédiat des mesures provisionnelles notifiées à certains de ses membres. Pour Christophe Valley, «tout le monde a été mis devant le fait accompli». Il dénonce une communication «confuse» et des fermetures «brutales». Selon lui, «ces décisions sont d’autant plus choquantes que nous ne sommes pas restés les bras croisés depuis les premiers courriers», qui datent d’avril 2020. Président de l’association nationale, Marcel Zysset lui apporte son soutien: «Partout ailleurs en Suisse, nous avons pu trouver des solutions.» En juillet dernier, peu après la catastrophe de Blatten, le camping d’Arolla avait déjà été fermé. Voir plus
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