Le Temps
Le Tribunal fédéral a récemment débouté une famille membre du mouvement intégriste catholique voulant dispenser leur fils de piscine, un acte allant à l’encontre de leurs croyances. L’Eglise, dont l’antipape est nidwaldien, est en outre mêlée à un grand nombre de scandales Le Tribunal fédéral a tranché le 10 février dernier: les enfants d’une famille adepte de l’Eglise palmarienne – ou en forme longue Eglise chrétienne palmarienne des Carmélites de la Sainte-Face – ne peuvent pas se soustraire aux cours de natation de leur école de Bürglen, dans le canton d’Uri. Ce n’est pas la première fois que des tentatives de dispense de piscine pour motifs religieux finissent devant les tribunaux en Suisse. Cela avait déjà été le cas pour de jeunes filles de confession musulmane avec un revirement de la jurisprudence entre les années 1990 et le milieu des années 2000. En 1993, la justice jugeait disproportionnée l’obligation de barboter avec ses camarades, tandis qu’en 2008, l’importance de ces cours primait désormais sur les convictions religieuses. Dans cette affaire, le Tribunal fédéral, qui suit cette dernière jurisprudence, estime ainsi que «l’enseignement obligatoire de la natation remplit la fonction d’intégration sociale pour tous les enfants, indépendamment de leur confession» et rejette le recours formé par les parents. Voilà pour l’aspect juridique, mais quid de la dimension religieuse de cette bien mystérieuse Eglise palmarienne? Ce mouvement intégriste catholique est plutôt confidentiel, et ne compterait que quelques milliers d’adeptes à travers le monde, et pas plus de quelques familles en Suisse. Voir plus
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