Le Temps
La ville de Genève s’est résolue à prononcer le licenciement de l’ex-codirectrice du département de l’aménagement. Elle avait favorisé le recrutement de plusieurs proches dans les services municipaux C’était il y a deux ans, jour pour jour. Le 27 mars 2024, la presse locale révèle une série de recrutements controversés au sein d’administration de la ville de Genève . La codirectrice du département de l’aménagement a favorisé l’embauche de sa demi-sœur sans annoncer ce lien familial, ainsi que celle d’un couple de connaissances originaire de la région parisienne. Après deux semaines d’une intense polémique, le Conseil administratif décide alors de suspendre la haut cadre. Cette semaine, l’exécutif municipal s’est résolu à prononcer son licenciement avec effet immédiat pour «rupture du lien de confiance», a appris Le Temps . Il s’est donc passé près de deux ans entre l’annonce de sa suspension et son licenciement. Deux ans durant lesquels l’ex-codirectrice aura perçu son salaire. Une rémunération à une des classes les plus élevées de l’administration, estimé entre 157 000 francs et 256 000 francs selon l’annuité à laquelle elle avait droit. Il était apparu que la haut cadre avait également eu recours à une adresse fictive lors de son propre recrutement – les candidats à un poste dans l’administration municipale doivent résider au sein d’une certaine zone de domiciliation autour de Genève. Cette affaire a fragilisé la cheffe du département, l’écologiste Frédérique Perler, qui ne s’était pas représenté aux élections municipales 2025. Le canton vivait alors une sorte de #metoo du népotisme, différents cas ayant successivement défrayé la chronique au bout du Léman. Voir plus
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