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La candidature de l’ancien président sénégalais Macky Sall au poste de secrétaire général des Nations unies continue de susciter des réactions contrastées au sein de l’Union africaine. Toutefois, elle conserve toute sa crédibilité, notamment en raison des équilibres qui se dessinent sur le continent et des enjeux diplomatiques liés au processus de désignation. Sur les 54 États membres de l’Union africaine, rappelle le député et membre du SEN de l’Apr, Abdou Mbow, 34 se sont dits favorables à l’adoption d’une résolution de soutien à la candidature de Macky Sall. En revanche, 20 pays ont émis une objection dans le cadre d’une procédure dite de « non-objection », qui ne leur laissait que 24 heures pour se prononcer. Un délai jugé particulièrement court par plusieurs délégations. Depuis, deux pays, le Liberia et l’Égypte, ont retiré leur opposition. Ce revirement pourrait renforcer la dynamique en faveur du candidat sénégalais, a souligné le parlementaire, considérant que ce rapport de force n’est pas défavorable. En effet, l’élection du prochain secrétaire général de l’ONU ne se joue pas uniquement au sein de l’Union africaine, mais également auprès des autres États membres des Nations unies et, en particulier, des membres du Conseil de sécurité, instance clé du processus de sélection. Un point de clarification a par ailleurs été apporté concernant la position du Sénégal. Contrairement à certaines interprétations, estime le député, le pays n’a pas officiellement objecté à la candidature de son ancien président. Il a simplement indiqué « ne pas être concerné ». Une position jugée surprenante par plusieurs acteurs, d’autant que Macky Sall avait personnellement adressé un courrier au président actuel, Diomaye Faye, pour l’informer de sa démarche. www.dakaractu.com
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