Le Temps
La Nati aborde sa sixième édition consécutive du Mondial avec confiance et ambition. Mais si elle devrait facilement passer le premier tour, le programme se compliquera vite D’une Coupe du monde aux Etats-Unis à l’autre, tout a changé pour l’équipe de Suisse de football. En 1994, elle participait à la plus prestigieuse des compétitions pour la première fois depuis vingt-huit ans. Cette année, c’est en habituée qu’elle a débarqué au Fairmont Grand Del Mar, le luxueux établissement cinq étoiles de San Diego qui lui servira de camp de base. Sixième participation consécutive: elle n’est plus là pour découvrir mais pour réussir «la meilleure Coupe du monde de son histoire». Voilà la formule élaborée par l’Association suisse de football (ASF) en guise d’objectifs. Après avoir été toute proche des demi-finales de l’Euro 2024 (élimination aux tirs au but face à l’Angleterre), la Nati du sélectionneur Murat Yakin, en poste depuis bientôt cinq ans, est plus ambitieuse que jamais. Cela tient à la facilité avec laquelle elle s’est qualifiée, première et invaincue dans son groupe, mais aussi, plus largement, à l’harmonie qui s’est développée en son sein, autour d’une relation apaisée entre Yakin et son capitaine Granit Xhaka. Par ailleurs, la densité de joueurs suisses de qualité n’a peut-être jamais été aussi élevée (huit joueurs nés en Suisse participent d’ailleurs sous d’autres couleurs). Vingt-six places dans l’avion, ce n’était pas assez pour embarquer tous ceux qui espéraient raisonnablement faire partie de l’aventure. Les choix du sélectionneur ont suscité de vifs débats. Voir plus
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