Le Temps
Professeur ordinaire à l’Université de Lausanne et directeur du Centre des littératures en Suisse romande depuis 2003, Daniel Maggetti a fait rayonner les œuvres de Monique Saint-Hélier, Catherine Colomb, Ramuz, Cingria ou Gustave Roud. Au moment de quitter son poste, il revient sur son enfance de fils de maçon tessinois et sa découverte des auteurs et autrices romands Il est le benjamin d’une fratrie de huit. «Je suis le dernier, naturellement. Sinon, je n’aurais pas pu faire d’études.» Il a grandi à Borgnone, dans les Centovalli, non loin de Locarno, mais dans la montagne. Il n’a pas oublié les bêtes, le travail agricole, les pentes de cette vallée dont les coutumes n’avaient pas rompu avec le XIXe siècle, explique-t-il sur la terrasse du Restaurant de Fontenay, à Lausanne. L’italien était la «langue du dimanche», utilisée avec qui venait d’ailleurs. «Aujourd’hui encore, je ne peux pas envisager de parler autrement qu’en dialecte avec ma famille du Tessin.» Enfant, il ne partait pas en vacances. L’été, avec ses frères et sœurs, ils faisaient les foins. Lire encore: Catherine Colomb, au fil de la mémoire Voir plus
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