La justice autorise la publication de nouveaux témoignages dans l’affaire Vipret

La justice autorise la publication de nouveaux témoignages dans l’affaire Vipret

La RTS annonce avoir recueilli 22 nouveaux témoignages de femmes accusant le magnétiseur fribourgeois de gestes déplacés. Au moins cinq plaintes pénales ont été déposées. En juillet, la chaîne avait été contrainte par la justice à retirer des enquêtes visant Denis Vipret La RTS obtient le feu vert de la justice pour diffuser des éléments additionnels concernant l’affaire Vipret. Elle dit avoir recueilli 22 nouveaux témoignages faisant état de gestes déplacés de la part du magnétiseur fribourgeois, bien connu en Suisse romande. La RTS révèle aussi vendredi «qu’au moins cinq plaintes pénales ont été déposées contre Denis Vipret». Au vu de la teneur des rebondissements, le diffuseur a saisi à son tour la justice et obtenu la levée immédiate des mesures bloquant la diffusion de nouvelles informations sur les pratiques du guérisseur. Dans la foulée, la RTS a publié un article vendredi après-midi sur son portail en ligne RTS info. L’entité romande de la SSR considère «l’intérêt prépondérant du public d’être informé». Le blocage perdure en revanche pour les enquêtes initiales du diffuseur, qui entend faire valoir en justice le bien-fondé de son travail. Lire aussi: Cinq femmes accusent le magnétiseur vedette romand Denis Vipret d’attouchements sexuels «Une victoire importante pour la liberté de la presse» «C’est une victoire importante pour la liberté de la presse et l’information à la population romande. Après huit semaines de bataille judiciaire et l’émergence d’un débat sur la place publique, la RTS est finalement autorisée à publier de nouvelles enquêtes sur Denis Vipret», a relevé son porte-parole Christophe Minder. L’émission Vraiment de la RTS avait révélé début juillet que Denis Vipret était accusé par cinq femmes de gestes et de paroles déplacés. Le magnétiseur, via son avocat, avait alors saisi le Tribunal d’arrondissement de Lausanne, en estimant que les informations portaient gravement atteinte à sa personnalité Lire aussi: Affaire Denis Vipret: la RTS va contester les mesures superprovisionnelles L’instance judiciaire vaudoise avait prononcé ensuite des mesures superprovisionnelles. Des mesures qui avaient contraint la RTS à retirer ses enquêtes sur le guérisseur établi à Léchelles et à bloquer d’urgence la diffusion d’un reportage prévu dans le 19h30, le journal télévisé de la chaîne. Le 23 juillet, la RTS avait indiqué à Keystone-ATS sa détermination à s’opposer aux mesures superprovisionnelles au nom de «l’intérêt prépondérant pour le public d’avoir connaissance de la situation pour se forger librement son opinion». Au-delà, Denis Vipret, qui conteste les faits, bénéficie de la présomption d’innocence. En juillet, le magnétiseur faisait déjà l’objet d’instructions devant les ministères publics du canton de Fribourg et du Jura bernois-Seeland. En outre, il avait été condamné en mai 2024 par la Cour d’appel pénale du Tribunal cantonal fribourgeois pour des actes commis en 2020. Une amende contraventionnelle de 2000 francs lui avait été alors infligée pour «désagréments causés par la confrontation à un acte d’ordre sexuel», en raison de gestes déplacés.

A la suite des émeutes à Lausanne, un jeune homme de 19 ans placé en détention provisoire

A la suite des émeutes à Lausanne, un jeune homme de 19 ans placé en détention provisoire

Un jeune homme a été arrêté et incarcéré pour sa participation aux émeutes survenues après la mort de Marvin. Identifié grâce à l’imagerie, il est accusé d’incendies et de violences. D’autres interpellations sont prévues, assure la police municipale de Lausanne Les dégâts causés dimanche et lundi soir à l’avenue de Morges, dans le quartier de Prélaz à Lausanne, ne resteront pas impunis. C’est l’information confirmée ce vendredi après-midi par la police municipale de Lausanne, qui indique qu’un individu ayant participé aux émeutes a été interpellé, puis incarcéré. Alors qu’une enquête conduite par le Ministère public a été ouverte, les investigations ont permis d’identifier un homme de 19 ans, originaire de Serbie, domicilié dans la région lausannoise. «Ce dernier, présent lors des deux manifestations, s’est joint aux violences collectives contre des personnes et des biens, notamment en se faisant l’auteur de plusieurs incendies de poubelles et de tirs de mortier», précise un communiqué. Voir plus

A Sierre, le géant de l’aluminium Constellium se tourne vers l’aérospatial et l’industrie de la défense

A Sierre, le géant de l’aluminium Constellium se tourne vers l’aérospatial et l’industrie de la défense

Une année après les inondations de juin 2024, le groupe spécialisé dans l’aluminium investit en Valais. Le site historique de Sierre devrait bientôt livrer ses produits aux plus grands fabricants d’avions, de fusées et de véhicules militaires Une épaisse tôle d’aluminium avance lentement sur les rouleaux de caoutchouc. Sa surface est d’abord scannée par un robot qui mesure sa conductivité. Elle est ensuite immergée dans l’eau, où un échographe détecte les éventuelles imperfections grâce aux ultrasons. «Nous vérifions qu’il n’y a ni fissures, ni trous, ni bulles», commente l’ingénieur Loïc Verdier. L’opérateur a les yeux rivés sur ses écrans. Comme deux autres de ses collègues, il a suivi plus de 800 heures de formation pour maîtriser cette machine dont les éléments ont été fabriqués au Canada et en France. Pour l’installer à Sierre (VS), la société a dépensé plus de 5 millions de francs. Selon le président du conseil d’administration de Constellium, Jean-Christophe Deslarzes, «l’ultrason et la conductivité sont des tests indispensables dans l’industrie aéronautique». La machine permettra bientôt de certifier la qualité des tôles d’aluminium usinées à Sierre. Le directeur Paul Robillard sourit: «C’était le chaînon manquant pour procéder à une transformation stratégique.» En 2013, le site avait déjà été réorienté vers le marché de l’aviation. Bientôt, son atelier de tôles fortes devrait produire des pièces d’aluminium pour des fusées spatiales et des plaques de blindage pour des véhicules militaires. Voir plus