Iran : quand le régime s’appuie sur des influenceurs en France pour diffuser sa propagande et masquer la répression

Iran : quand le régime s’appuie sur des influenceurs en France pour diffuser sa propagande et masquer la répression

Alors que la répression en Iran atteint un niveau inédit, le régime des mollahs ne se contente pas d’écraser la contestation à l’intérieur de ses frontières. Il mène aussi une bataille de l’information à l’étranger. En France, plusieurs influenceurs très suivis sur les réseaux sociaux sont soupçonnés de servir de relais à la propagande iranienne, minimisant les violences et reprenant les éléments de langage de Téhéran. L’ Iran sombre dans la répression. Depuis la fin décembre, selon l’ONG Iran Human Rights, au moins 3.400 manifestants auraient été tués. D’autres organisations évoquent un bilan bien plus lourd encore, allant jusqu’à 20.000 morts. Un bain de sang sans précédent dans l’histoire récente du pays. Face à une population qui se soulève, le régime islamique ne se contente pas d’étouffer toute contestation par la force. Il cherche aussi à contrôler le récit, à l’intérieur comme à l’extérieur de ses frontières. Des voyages en...

Frais bancaires : découvert, carte de paiements... Voici les hausses qui s'appliquent cette année

Frais bancaires : découvert, carte de paiements... Voici les hausses qui s'appliquent cette année

Les tarifs bancaires vont subir une nouvelle hausse de 3% en moyenne en 2026, notamment les services de base comme les frais de tenue de compte, selon une étude publiée ce jeudi 15 janvier par l'association de consommateurs CLCV. Une nouvelle augmentation des frais bancaires prévue pour cette année. Les tarifs bancaires ont été à nouveau orientés à la hausse cette année, de 3% en moyenne, en particulier sur les services de base, selon une étude publiée jeudi par l'association de consommateurs CLCV. «Cette évolution est principalement liée à la progression des frais de tenue de compte et des cartes bancaires, qui constituent les principaux postes de dépenses récurrentes», ont écrit les auteurs de l'étude. Le Comité consultatif du secteur financier (CCSF), où siègent notamment les banques elles-mêmes, avait évoqué en octobre dernier une hausse moyenne de 3,1%. Des frais de tenue de compte en hausse de 6% Les frais ...

Semi-conducteurs: Taïwan va investir massivement aux États-Unis après un accord douanier

Semi-conducteurs: Taïwan va investir massivement aux États-Unis après un accord douanier

Washington - Taïwan va investir massivement aux Etats-Unis pour y développer la production de semi-conducteurs, de quoi permettre de réduire la dépendance stratégique de Washington, en contrepartie d’une baisse des droits de douane imposés à l'île, ont annoncé les Etats-Unis jeudi. «Nous avons besoin de ces semi-conducteurs pour notre sécurité nationale, qu’ils soient fabriqués aux Etats-Unis, a déclaré le ministre américain au Commerce, Howard Lutnick, à la chaîne CNBC, après des mois de négociations bilatérales. «Nous ne pouvons pas nous appuyer sur un pays situé à près de 15.000 km pour nous livrer ces produits qui sont essentiels à notre sécurité nationale», a-t-il ajouté, souhaitant voir son pays «autosuffisant» en la matière. L’accord conclu prévoit des investissements «d’au moins 250 milliards de dollars» aux Etats-Unis par les entreprises taïwanaises de semi-conducteurs, pour y développer la production, entre autres, de puces avancées. Mais aussi 250 milliards de dollars de garantie de crédit qui permettront de «renforcer l'écosystème et la chaîne d’approvisionnement en semi-conducteurs aux Etats-Unis», a indiqué le ministère du Commerce dans un communiqué. «Notre objectif est d’amener 40% de la chaîne d’approvisionnement taïwanaise en semi-conducteurs ici, aux Etats-Unis», a déclaré M. Lutnick sur CNBC. Selon le communiqué, le gouvernement de Taipei doit pour sa part soutenir les investissements américains dans l’industrie taïwanaise des semi-conducteurs, l’intelligence artificielle (IA) ou encore les technologies de défense. L'île fabrique plus de la moitié des puces au niveau mondial, et presque la totalité des plus avancées, utilisées aussi bien dans les smartphones que les centres de données nécessaires à l’IA. Cette domination est considérée comme un «bouclier de silicium» pour la sécurité de l'île, qui la protégerait d’un blocus ou d’une invasion par la Chine communiste - qui considère l'île comme une partie de son territoire - et inciterait les Etats-Unis à la défendre. «D’après les prévisions actuelles, Taïwan restera le premier producteur mondial de semi-conducteurs pour l’IA, non seulement pour les entreprises taïwanaises, mais aussi à l'échelle mondiale», a affirmé vendredi le ministre taïwanais des Affaires économiques Kung Ming-hsin. Accord «durement gagné» Taipei et Washington avaient entamé des négociations en avril, dans le sillage de l’offensive commerciale tous azimuts du président Donald Trump, qui a brandi des droits de douane face aux partenaires commerciaux des Etats-Unis. Le président américain avait menacé d’imposer une taxe douanière de 32% sur les exportations taïwanaises, avant de l’abaisser à 20%. L’accord annoncé jeudi réduit finalement ce taux à 15%. Cela revient à mettre les droits de douane appliqués aux produits taïwanais sur un pied d'égalité avec ceux visant les produits européens ou japonais, également encadrés par des accords commerciaux signés ces derniers mois. Les produits taïwanais concernés par des droits de douane sectoriels comme les pièces automobiles ou le bois de construction ne seront pas taxés à plus de 15%. Dans le même temps, les médicaments génériques, leurs principes actifs, les ressources naturelles non disponibles aux Etats-Unis ou les composants pour l’aviation ne se verront appliquer aucun droit de douane. Le Premier ministre de Taïwan, Cho Jung-tai, a salué vendredi un accord commercial «durement gagné» et félicité les négociateurs taïwanais pour avoir un «réussi un coup de maître». «Pied d'égalité» «C’est une bonne chose que ces droits de douane réciproques aient été abaissés à 15%: au moins, cela nous place sur un pied d'égalité avec nos principaux concurrents, la Corée du Sud et le Japon», observe Chris Wu, responsable des ventes pour le fabricant taïwanais de machines Hitech Corp. Mais compte tenu des marges de bénéfice à un chiffre de l’entreprise, «il n’y a aucun moyen pour nous de pouvoir absorber» ces droits de douane, déplore-t-il. Le géant taïwanais des semi-conducteurs TSMC, dont le bénéfice net a bondi de 25% au quatrième trimestre, avait déjà promis en début d’année dernière d’investir 100 milliards de dollars supplémentaires aux Etats-Unis. D’après M. Lutnick, TSMC a acheté du terrain et pourrait accroître sa présence en Arizona du fait de l’accord. La société n’a pas répondu aux sollicitations de l’AFP. Mercredi, à la veille de l’annonce de l’accord, Washington a annoncé qu’il imposerait 25% de droits de douane sur les semi-conducteurs qui transiteront via les Etats-Unis avant d'être réexportés vers leur pays de destination. Cette décision vient conclure une enquête, réalisée par les services du représentant au Commerce de la Maison Blanche, Jamieson Greer, afin de déterminer si ce marché présentait, ou non, un risque pour la sécurité nationale du pays. D’après le ministère américain du Commerce, les fabricants taïwanais qui investiront aux Etats-Unis feront l’objet d’un traitement plus favorable en matière de droits de douane. Erwan LUCAS © Agence France-Presse