Salaires peu élevés, manque de personnel, «crise de sens»: c'est l'heure de la rentrée pour 850 000 professeurs

Salaires peu élevés, manque de personnel, «crise de sens»: c'est l'heure de la rentrée pour 850 000 professeurs

Paris - Plus de 850.000 enseignants reprennent le chemin des classes pour une journée de pré-rentrée vendredi avant l’arrivée de leurs élèves lundi, dans un contexte de nouvelle incertitude gouvernementale et de pressions budgétaires. «La rentrée qu’on va faire demain, qui a déjà eu lieu à la Réunion et à Mayotte, c’est une rentrée de la pénurie avec un manque de personnel, de professeurs mais aussi d’AESH (les accompagnants d'élèves en situation de handicap)», a dénoncé jeudi Sophie Venetitay, secrétaire général du SNES-FSU, principal syndicat du second degré. «On a une certitude, c’est qu’il n’y aura pas un professeur devant chaque classe lundi», a-t-elle ajouté lors d’une conférence de rentrée, estimant entre 5.000 et 6.000 le nombre d’enseignants manquants. Face à la perte d’attractivité de la profession, Elisabeth Borne a lancé ces derniers mois une réforme de la formation initiale qui ouvre les concours de l’enseignement du premier et second degré à Bac +3 au lieu d’un niveau master. D’après Mme Venetitay, les personnels «connaissent une importante crise de sens de leur métier». Elle cite une consultation auprès des membres de son syndicat selon laquelle «deux tiers des collègues ont pensé ces deux dernières années à la démission», pour près de moitié en raison d’une «dégradation de l'école publique». Autre revendication des enseignants: les salaires. Le SNES-FSU déplore une absence de revalorisation des salaires en 2025 et en 2024. D’après une note de la direction des études statistiques du ministère (Depp), un enseignant à temps complet gagnait en moyenne 3.010 euros net en 2023. Elisabeth Borne a déclaré jeudi à Angers que cette rentrée «se fait avec des moyens constants, un nombre de postes de professeurs constant, alors même qu’on a une baisse de plus de 100.000 élèves» à cause de la baisse démographique. «Je peux assurer les représentants des différentes organisations syndicales que je souhaite naturellement qu’on mette (...) tous les moyens sur l'éducation nationale. C’est ce qu’on fait en cette rentrée», a-t-elle ajouté. Le Premier ministre François Bayrou, qui risque de voir son gouvernement tomber le 8 septembre lors d’un vote de confiance qu’il a peu de chances d’obtenir, veut 3.000 postes publics en moins dès 2026. Les syndicats d’enseignants sont vent debout pour éviter des suppressions de postes dans l’Education nationale. Ils n’ont pas encore décidé s’ils se joindraient au mouvement «Bloquons tout» le 10 septembre. Outre les nouveaux programmes d'éducation à la vie affective et sexuelle (Evars), les enseignants des 58.100 écoles et établissements du second degré doivent se familiariser pour cette rentrée avec de nouveaux programmes de mathématiques et français dans le premier degré et à une initiation à l’intelligence artificielle entre autres. La ministre a par ailleurs annoncé mercredi une réforme du contrôle continu au baccalauréat qui devrait être présentée aux enseignants vendredi. © Agence France-Presse

Vie quotidienne. Arrêts maladie, retraite progressive, don du sang... ce qui change dès le 1er septembre

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Un nouveau formulaire pour les arrêts de travail, l’âge de la retraite progressive avancé, une modification des aides financières pour les gardes d’enfant, des évolutions dans le don du sang et le dépistage des maladies néonatales… Voici les changements qui affecteront le portefeuille des Français à partir de ce lundi 1ᵉʳ septembre.

Une recommandation «très rare» : la contrôleure générale réclame la fermeture de la prison pour mineurs de Marseille

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Dans un avis publié ce vendredi, la contrôleure générale des lieux de privation de liberté (CGLPL) a préconisé «la fermeture, au moins partielle», de l'établissement pénitentiaire pour mineurs de Marseille face au «caractère gravissime» des conditions d'incarcération. Une décision radicale. Ce vendredi, la contrôleure générale des lieux de privation de liberté (CGLPL) a préconisé, à travers un avis, «la fermeture, au moins partielle», de l'établissement pénitentiaire pour mineurs de Marseille face au «caractère gravissime» des conditions d'incarcération. Il s'agit d'une recommandation «très rare mais je ne vois pas autre chose que de fermer pour rouvrir dans de meilleures conditions», a déclaré à l'AFP la contrôleure, Dominique Simonnot. Dans cet établissement pénitentiaire pour mineurs (EPM) de Marseille-La Valentine, «des mesures urgentes doivent être prises pour remédier, d'une part à l'indignité des conditions matérielles de prise en charge des mineurs détenus et, d'autre part, aux conséquences catastrophiques de la démobilisation et de ...