RÉCIT. «On se dit que ça n’arrive qu’aux autres»: quand l’alcool au volant entraîne la mort d’un ami

RÉCIT. «On se dit que ça n’arrive qu’aux autres»: quand l’alcool au volant entraîne la mort d’un ami

Le nombre d’accidents mortels sur les routes de Maine-et-Loire ne cesse d’augmenter en cette année 2025. Une grande partie d’entre eux impliquent des conducteurs alcoolisés, qui s’affranchissent des règles le temps d’une soirée ou d’un trajet qu’ils pensent connaître. Un fléau pour la justice, qui implique souvent des « monsieur et madame tout-le-monde ». Récit sur le banc du tribunal de Saumur.

Etats-Unis: Trump limoge la directrice de la principale agence sanitaire américaine

Etats-Unis: Trump limoge la directrice de la principale agence sanitaire américaine

Washington - La Maison Blanche a confirmé mercredi le renvoi de la directrice de la principale agence sanitaire des Etats-Unis, dernier rebondissement dans un bras de fer entre cette scientifique et le ministre de la Santé vaccinosceptique de Donald Trump. Le drame en trois actes qui a agité la presse américaine a commencé par l’annonce mercredi de ce départ par le ministère de la Santé. Mais Susan Monarez, en poste depuis moins d’un mois à la tête des Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC), a rapidement démenti et accusé le ministre de chercher à l'écarter pour poursuivre une politique «mettant en danger la vie de millions d’Américains». «Susan Monarez n’est pas en accord avec le programme du président», a déclaré Kush Desai, porte-parole de la Maison Blanche, dans un communiqué transmis à l’AFP. «Susan Monarez ayant refusé de démissionner malgré avoir informé le ministère de la Santé de son intention de le faire, la Maison Blanche a renvoyé Mme Monarez de son poste». Pressions La responsable «n’a ni démissionné ni reçu de notification de la Maison Blanche indiquant qu’elle ait été licenciée», avaient fait savoir plus tôt ses avocats dans un communiqué transmis à l’AFP. «En tant que personne intègre et dévouée à la science, elle ne démissionnera pas», avaient-ils ajouté, accusant le ministre de la Santé Robert Kennedy Jr., contesté pour ses positions antivaccins, «d’instrumentaliser la santé publique à des fins politiques». Toujours selon eux, le ministre aurait tenté d'écarter Mme Monarez après qu’elle «a refusé de valider des directives non scientifiques et dangereuses et de licencier des experts». Quelques heures auparavant, le ministère de la Santé avait annoncé que Mme Monarez «n'était plus directrice» des CDC dans un court message sur X. «Nous la remercions pour son service dévoué envers le peuple américain», avait-il ajouté. La nouvelle, rapportée dans un premier temps par le Washington Post, survient en pleine refonte de la politique vaccinale américaine, sur l’impulsion de RFK Jr. «Trop c’est trop», a réagi un haut fonctionnaire des CDC, Demetre Daskalakis, sur X. Dans un long message, ce dernier a annoncé démissionner, dénonçant les pressions de la nouvelle administration américaine pour «générer des politiques et des documents ne reflétant pas la réalité scientifique». Selon des médias américains, d’autres hauts responsables de l’agence ont fait de même. Attaque armée Depuis son entrée en fonctions, Robert Kennedy Jr. a amorcé une profonde refonte des agences sanitaires américaines et de la politique vaccinale du pays, limogeant des experts réputés, restreignant l’accès aux vaccins contre le Covid-19 ou coupant des fonds au développement de nouveaux vaccins. Des mesures souvent prises à l’encontre du consensus scientifique et fustigées par des experts extérieurs. Susan Monarez avait été confirmée fin juillet par le Sénat américain à la tête des CDC, une des agences sanitaires que chapeaute le ministère de la Santé. Sa nomination était en réalité un second choix, la Maison Blanche ayant dû renoncer en mars à son premier candidat, David Weldon, un ex-élu et médecin connu pour ses positions vaccinosceptiques, par crainte qu’il ne lui manque les voix nécessaires au Congrès. Le départ précipité de Mme Monarez survient en pleine crise aux CDC, l’agence ayant été la cible début août d’une attaque armée par un homme vivement opposé au vaccin contre le Covid-19. Des centaines d’employés et d’anciens salariés des agences sanitaires avaient signé dans la foulée une lettre ouverte accusant RFK Jr. de les mettre en danger en propageant de fausses informations, notamment sur les vaccins. Charlotte CAUSIT © Agence France-Presse

Les entreprises françaises intensifient leur expansion internationale avec des acquisitions majeures

Les entreprises françaises intensifient leur expansion internationale avec des acquisitions majeures

Les entreprises françaises intensifient leur expansion internationale, avec des acquisitions majeures comme celle de Novo Banco par le groupe Bpce et de Blue Print Medicine par Sanofi. Margaux Fodéré analyse comment les tensions politiques et économiques en France influencent ces stratégies. Le premier semestre 2025 marque un record avec plus de 30 milliards d'euros investis à l'étranger, malgré les défis posés par la politique économique américaine.

Inde: des inondations et glissements de terrain mortels touchent le nord-est du pays

Inde: des inondations et glissements de terrain mortels touchent le nord-est du pays

Des inondations meurtrières se poursuivent dans la région de l'Himalaya. En Inde, au moins 30 personnes sont mortes ces dernières heures dans la région du Jammu et Cachemire, à la frontière avec le Pakistan, et des milliers d'autres ont été évacuées. Le Pakistan voisin, en aval, se prépare également à de nouveaux ravages de ces crues et a évacué 150 000 personnes, mais la coordination entre les deux voisins et ennemis est encore plus difficile aujourd'hui depuis la guerre qu'ils ont mené en mai dernier.

Assassinat de Miguel Uribe Turbay en Colombie: le jeune meurtrier condamné à sept ans de prison

Assassinat de Miguel Uribe Turbay en Colombie: le jeune meurtrier condamné à sept ans de prison

Bogotá - L’adolescent de 15 ans qui a tiré sur le sénateur et candidat à la présidence colombienne Miguel Uribe Turbay le 7 juin, le blessant mortellement, a été condamné mercredi à sept ans de détention, a annoncé le parquet. Il «devra passer sept ans en détention dans un centre de soins spécialisé» pour mineurs et ne sera pas transféré dans une prison pour adultes lorsqu’il aura 18 ans, selon cette source. Favori de la droite pour la présidentielle de 2026, Miguel Uribe Turbay, 39 ans, avait été atteint par deux balles à la tête lors d’un meeting à Bogota. Il est mort le 11 août des suites de ses blessures malgré plusieurs opérations. Les autorités estiment qu’une guérilla se trouve derrière cette mort, qui a ravivé le souvenir des années 1980 et 1990. Cinq candidats à la présidence colombienne avaient alors été assassinés dans le pays, en proie à une nouvelle flambée de violence. Rapidement arrêté, le jeune tireur, dont l’identité n’a pas été révélée, avait été inculpé début août pour «tentative de meurtre» et «port d’armes illégal». Ces faits n’ont pu être requalifiés après la mort d’Uribe Turbay, en vertu de la loi colombienne, et l’adolescent a donc répondu de tentative de meurtre et non d’homicide. Il est soupçonné d’avoir été un simple homme de main agissant pour des commanditaires. L’avocat de M. Uribe Turbay, Victor Mosquera, a relevé sur X qu’en l'état du droit «une des peines les plus lourdes a été infligée au mineur». «Nous respectons cette décision, mais cette peine ne sera jamais à la hauteur de la vie qu’il a prise ni de la douleur qu’il a causée. Cette loi encourage les criminels à utiliser des mineurs sans encourir de sanctions réelles et effectives», a-t-il ajouté. Le 5 juillet, la police colombienne avait annoncé l’arrestation de l’organisateur présumé de l’attentat, José Arteaga Hernández, un chef de gang criminel de la capitale. Une guérilla soupçonnée L’avocat de M. Uribe avait estimé que l’attentat avait été commandité en coulisses par une «organisation structurée» ayant des «antécédents d’attaques contre les (dirigeants politiques) de droite». Les autorités désignent le groupe «Segunda Marquetalia», dissident de la défunte guérilla marxiste des Farc, comme probable commanditaire. Miguel Uribe Turbay, membre du parti Centre démocratique de l’ancien président de droite Alvaro Uribe (2002-2010, avec lequel il n’a pas de lien de parenté), avait annoncé son intention de se présenter à l'élection présidentielle de mai 2026. Opposé à l’accord de paix de 2016 qui a désarmé la guérilla des Farc, il défendait une politique axée sur la lutte contre le trafic de drogue. L’attentat s'était produit le 7 juin lors d’un meeting dans un parc d’un quartier populaire de la capitale. Des vidéos ont montré Miguel Uribe Turbay s’effondrant en sang en plein discours, parmi les cris de l’assistance. Le mineur l’avait atteint trois fois, dont deux fois à la tête. Les gardes du corps d’Uribe l’avaient blessé à la jambe alors qu’il tentait de s’enfuir à pied. Après l’assassinat, le père du sénateur, Miguel Uribe Londoño, 79 ans, a décidé de prendre sa place en tant que candidat présidentiel de la droite aux élections de 2026. La mère de Miguel Uribe Turbay, la journaliste Diana Turbay, avait elle-même été assassinée en 1991 alors qu’elle aux mains du baron de la drogue Pablo Escobar en 1991. Le 21 août, des attaques perpétrées par des groupes armés ont fait 19 morts et des dizaines de blessés à Cali et près de Medellin, exposant le président Gustavo Petro à des critiques contre sa stratégie de dialogue avec ceux-ci, plutôt qu’une guerre frontale. © Agence France-Presse