Fed : Lisa Cook demande à la justice d'empêcher Donald Trump de la révoquer

Fed : Lisa Cook demande à la justice d'empêcher Donald Trump de la révoquer

Washington - La gouverneure de la banque centrale des Etats-Unis Lisa Cook, que le président Donald Trump veut révoquer, a saisi la justice jeudi pour que celle-ci la confirme à son poste et réaffirme l’indépendance de l’institution. Cette action en justice a pour but de contrer «la tentative inédite et illégale du président Trump de révoquer la gouverneure Cook qui, si elle aboutissait, constituerait un précédent dans l’histoire du conseil» des gouverneurs, est-il écrit dans la saisine d’un tribunal de la capitale américaine. Dans le document consulté par l’AFP, sont assignés Donald Trump mais aussi les autres gouverneurs de la Réserve fédérale (Fed) et son président Jerome Powell. Ceux-ci, est-il souligné, ont «la capacité de prendre des mesures pour rendre effective la révocation de la gouverneure Cook par le président Trump». En début de semaine, le chef d’Etat a écrit à Lisa Cook pour lui dire qu’elle était «révoquée avec effet immédiat». Mme Cook, nommée à la Fed par le démocrate Joe Biden, a rapidement fait savoir qu’elle se battrait devant la justice. Première femme afro-américaine à siéger au conseil des gouverneurs de la Fed, elle est accusée par le camp présidentiel d’avoir menti pour obtenir des emprunts immobiliers à des taux plus favorables en 2021. «Les documents relatifs à ces prêts ont été présentés au président, il a donc le motif requis pour limoger cette personne», a déclaré la porte-parole de la Maison Blanche Karoline Leavitt en conférence de presse. Donald Trump «continuera donc à mener ce combat», a-t-elle ajouté. Mme Cook n’a pas publiquement contesté le fond des accusations. Dans la saisine, elle considère qu’"une allégation sans preuves à propos de demandes de prêts immobiliers personnels déposées avant sa confirmation [au poste de gouverneure] par le Sénat» ne peut constituer un motif de destitution par le président des Etats-Unis. L’initiative présidentielle est aussi contraire au droit constitutionnel à un procès équitable, est-il avancé. «Intimidation» Donald Trump veut que les taux d’intérêt de la Fed soient beaucoup plus bas et entend placer au sommet de l’institution des personnes partageant ses vues sur l'économie. Si Mme Cook part, Donald Trump pourra nommer son remplaçant. Le président américain avait jusqu’ici concentré ses flèches sur Jerome Powell - qu’il avait pourtant lui-même proposé au poste de président de la Fed pendant son premier mandat. Il avait envisagé de le renvoyer avant de renoncer devant la fébrilité des marchés financiers, qui comptent sur la banque centrale pour lutter contre l’inflation. L’ancienne présidente de la Fed (avant M. Powell, de 2014 à 2018) et ministre des Finances sous le président démocrate Joe Biden (2021-2025), Janet Yellen, s’est alarmée mercredi dans une tribune de voir l’institution se transformer en «marionnette» aux ordres du pouvoir exécutif. Selon elle, M. Trump tente d’"intimider» tous les membres du comité votant sur les taux d’intérêt américains, au nombre de 12 (les sept du conseil des gouverneurs, le président de la Fed de New York et quatre présidents de Fed régionales qui changent d’une année sur l’autre). Myriam LEMETAYER © Agence France-Presse

Commandes, embauches : les entreprises dans le flou

Commandes, embauches : les entreprises dans le flou

Il ne reste que quinze jours à François Bayrou pour convaincre et tenter de trouver une majorité à l'Assemblée nationale. Le Premier ministre était l'invité du MEDEF ce jeudi 28 août. Il a tenté de rassurer les dirigeants d'entreprise qui sont inquiets de l'instabilité politique, fiscale et réglementaire et qui n'ont aucune visibilité. Leurs carnets de commande sont figés et les décisions d'embauche remises à plus tard. C'est notamment le cas pour deux sociétés sises en Haute-Garonne et à Paris.

Vous avez du temps devant vous ? À 70 ans, le Guinness book dévoile les records encore à battre

Vous avez du temps devant vous ? À 70 ans, le Guinness book dévoile les records encore à battre

Alors que certains n’ont pas d’idée pour fêter leur anniversaire, le livre Guinness des records, lui, sort le grand jeu, en proposant, pour son soixante-dixième anniversaire, 70 records à battre pour apparaître dans le prochain ouvrage. Ils demandent vitesse, patience, puissance et parfois du travail d’équipe. Des records qui font vibrer les gens depuis le 27 août 1955, et le lancement original de cet ouvrage vendu à plus de 150 millions d’exemplaires.

Pouvoirs renforcés, nouvelles missions : les polices municipales dans l'attente

Pouvoirs renforcés, nouvelles missions : les polices municipales dans l'attente

Plusieurs textes de loi doivent bientôt être soumis à l’Assemblée nationale et ne resteront sans doute que quelques mois en attente. C’est le cas du projet de loi sur la police municipale, qui vise à renforcer les pouvoirs des 28 000 agents. La réforme du gouvernement leur permettrait d’infliger des amendes aux consommateurs de drogues ou de saisir des objets dangereux. Ce projet doit encore être présenté en Conseil des ministres en septembre, son avenir dépendra du vote de confiance du 8 septembre.

Nvidia brille à nouveau par ses résultats - 28/08

Nvidia brille à nouveau par ses résultats - 28/08

Ce jeudi 28 août, François Sorel a reçu Jérôme Marin, fondateur de cafetech.fr, Frédéric Simottel, journaliste BFM Business, et Bruno Guglielminetti, journaliste et animateur de "Mon Carnet de l'actualité numérique", depuis le Québec (Canada). Ils se sont penchés sur les résultats record de Nvidia, et l'ajournement du changement de statut juridique d'OpenAI, dans l'émission Tech & Co, la quotidienne, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez-la en podcast.

"J'en ai marre des politiques qui ne font pas leur boulot" : les patrons n'accablent pas Bayrou, mais veulent être rassurés

"J'en ai marre des politiques qui ne font pas leur boulot" : les patrons n'accablent pas Bayrou, mais veulent être rassurés

Applaudi à son arrivée, comme à son départ, le Premier Ministre a prévenu que s'il sauvait son poste à Matignon, les aides aux entreprises seraient rationalisées et un effort demandé aux plus fortunés. Dans le brouillard politique actuel, Patrick Martin le président du Medef propose aux syndicats de relancer « un dialogue social autonome », sans supprimer de jours fériés.